Nouvelle sortie à l’Ile Noire
En ce samedi 12 septembre, le fort coefficient de marées a permis une nouvelle visite de l’Ile Noire.
Cette sortie devait s’inscrire dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine mais de façon dérogatoire vu la date imposée par la marée.
C’est ce que l’association a proposé à son équipe de bénévoles ainsi qu’à des descendants des derniers gardiens du phare de l’île, soit deux descendants de la famille Gourvil et deux descendants de la famille Scornet.
Etaient également invités M. le maire et l’ensemble du Conseil municipal mais ils n’ont pu se déplacer.
Au total, ce sont quelques 22 personnes qui ont répondu à l’invitation.
Et dès la marée descendante, elles ont crapahuté jusqu’à l’entrée du phare.
Durant cette balade, les infos fournies par Marcel furent légion (photos extraites de son mémoire : Le Phare de l’Île Noire – Marcel TROADEC – Septembre 2022), pour le plaisir de tous et dont voici, ci-dessous, un résumé :
«Le projet de construction d’un premier phare à La Lande et d’un second sur l’Île Noire est rédigé par l’ingénieur Aumaître en mars 1843.
C’est l’entrepreneur morlaisien Louis Guillotou de Kerever qui remporte la soumission le 7 juin 1844 et les travaux commencent immédiatement sur les deux sites de La Lande et de l’Île Noire.
Au départ, deux gardiens y étaient attachés.
Comme l’île se découvrait à marée basse, il arrivait que les gardiens ratent la marée et ne regagnent pas le phare.
L’ingénieur de l’époque décide alors d’installer sur le haut de la tour un mât avec boules et cônes qui devait permettre l’indication d’une, du sens de la marée et de deux, des heures de haute et basse mer à ¼ h près.
Hélas, ce ne fut pas totalement satisfaisant et pour assurer la stabilité de ces indications, un couple est installé à demeure dans le phare et cela jusqu’à leur retraite.
Une partie basse est construite à cet effet. Par la suite, sept enfants naissent amenant à un nouvel aménagement, soit une cour dans la partie nord.
Le recrutement de nouveau gardien devenant problématique, le phare passe, en 1938, au propane puis est automatisé.
Les aides à la navigation s’améliorant, la Direction des Phares et Balises s’interroge sur l’utilité pérenne des phares installés sur la côte.
L’ingénieur Foin et son conducteur Barbi se battent pour justifier la maintenance du phare de l’île.
Ils vendent à l’administration un raccordement électrique qui relie la Petite Grève à l’île.
Le câble, se trouvant à fleur de vase, gêne par la suite les ostréiculteurs dont la production s’étend.
Et c’est ainsi qu’une éolienne est érigée sur le phare en remplacement du câble. »
La tête pleine d’anecdotes et les yeux emplis d’images de ce cadre insolite, la sortie a pris fin aux alentours de 15h30, après la pose finale de l’ensemble des visiteurs.
